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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 08:23

Cette année a été riche en pluie et en temps maussade avec pas mal de vent et de fraicheur au programme. Je constate sur le forum de la SFIB que ce temps aurait nuie à notre merveilleuse passion qu'est l'hybridation.

Je reconnais que je ne suis pas de ceux dont le taux de réussite est le plus élevé, loin de là et qu'en règle générale je tourne autour des 35 à 40 % de croisements réussis, rarement moins et rarement plus.

Cette année j'ai noté precisemment le temps qu'il a fait pendant le croisement mais aussi dans les 48h qui ont suivis. Rares sont ceux effectués avec une certaine fraicheur et un bon vent du nord mais beaucoup ont eu lieu avec un temps lourd et orageux, certains avec une pluie tombée quelques heures après le croisement.

 

Les résultats tombent petit à petit, les dernières tentatives ayant eu lieu le 6 juin dernier, il est encore tôt pour donner des chiffres très précis de taux de réussite. Mais globalement il sera toujours compris entre 35 et 40% soit la même chose que les années précedentes.

Le plus étonnant réside dans le fait qu'une pluie tombée dans les 24 heures après l'hybridation n'a pas l'air de géner outre mesure l'opération et peut-être plus étonnant encore, croiser par temps chaud et orageux semble aussi positif, mon taux de réussite étant le plus élevé lors d'une météo de ce type plutôt que lors d'un temps magnifique mais frisquet.

 

J'en déduis que plus important que la météo du jour c'est surtout la qualité du pollen et des parents choisis qui compte. Comme chez les êtres humains, mais là il faudrait se pencher scientifiquement sur la question, le taux de fécondité de certains cultivars pourrait être très faible voir nul pour certains d'entre eux, certains dans un sens (en tant que mère par exemple), certains dans un autre sens, voir dans les deux sens. Ce constat qui m'est très personnel m'est tiré de mes 10 années d'hybridations et chaque année je m'en persuade un peu plus utilisant parfois des variétés identiques depuis 4 ou 5 années, certaines sans succès.

Ainsi pollen il peut y avoir sur un  iris sans toutefois que cet iris puisse faire office de père prolifique, sur ce point j'attends le retour de votre expérience, pour soutenir ou contrecarrer cette hypothèse.

 

Voilà pour finir avec cet article, je reviendrais vers vous pour affiner mes dires dès que possible et en attendant vos commentaires avec intérêt. En attendant quelques photos d'iris :

 

107.JPG "Fancy tales" (Shoop 1980)

 

207.JPG "Torrent De Soleil" (Cancade 2011)

 

199-copie-1.JPG semis 06/25/L : "Silverado" X "Starring"

 

106.JPG "Florence Dayton" (De La Motte 2000)

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Published by ulysse07100 - dans hybridation
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commentaires

jean-luc 10/06/2012 09:08


Tout à fait d'accord avec toi sur le fait que la qualité du pollen joue aussi un rôle important  dans les reussites de nos hybridations. Je n'ai commencé l'hybridation que depuis 2007 et
j'ai constaté la même chose : comme je suis "têtu" , quand un croisement ne donne pas de capsule , je recommence le même croisement l'année suivante pour confirmationet ........ j'ai 9 fois sur
10 le même resultat. Mais cette année est quand même très bizare , c'est la 1 ère fois ou j'ai 0% de reussite dans mes croisements entre SDB ( nouveaux croisements que je n'avais encore
jamais fait) mais   j'ai eu une petite quantité de capsules issues de pollinisation spontanée malgrès la pluie quasi quotidienne au moment de leur floraison, celà va donc dans le
sens de tes observations !